mercredi 13 août 2008

Mais où est Camille ?

Il est à la pêche pour la semaine.

dimanche 10 août 2008

Fleurs ou soccer ?

Puisque Taël, le fils de mon ami Carl, préfère les fleurs au soccer, ces photos sont pour lui.



















samedi 9 août 2008

Un congé

Depuis la fin des ateliers scolaires, à la fin mai, je n'ai pas lâché mon clavier pour écrire. En deux mois et demi, j'ai écrit le troisième tome de Pirates (50.000 mots) et le cinquième de Les Voyages de Nicolas (6.000 mots). Je mérite bien un petit congé. Allez, dites oui.

Cette semaine, je vais faire un tour dans ma région natale, Forestville, et me paie une escapade de pêche avec mon frérot. Ça fait longtemps, tiens.

vendredi 8 août 2008

À quoi ressemble...

... un siffleux mouillé ?




Trafic au Burkina Faso

En parallèle à ma saga PIRATES, je poursuis toujours ma populaire série Les Voyages de Nicolas (mais si, mais si, elle est populaire).

Avant même que je l'apprenne à mon éditrice, je vous le dis à vous, ma bande de gâtés qui suivez ce blogue avec assiduité, il y aura un cinquième titre. Vvvvouuuiii ! Ce sera le même que celui de cette entrée de carnet sinon on se demande pourquoi je mettrais un pareil titre à une entrée de carnet.

Vous suivez toujours?

Bien. On voit que vous êtes allumés. Pour me garder dans vos bonnes grâces (et pour faire fuir les mauvais adeptes), je vous transcris ici un petit extrait du roman qui paraîtra.... en automne 2009. C'est loin, pas vrai? D'ici là, en attendant les droits d'auteur, j'accepte tout don quel qu'il soit, sauf en billets Canadian Tire.

« Je ne réfléchis donc pas et bondis vers l'autobus pour lui barrer la route. Campé sur mes jambes en plein milieu de la piste, bras étendus de chaque côté de moi comme pour le saisir, je cherche à arrêter le véhicule qui arrive dans ma direction.

Je distingue très bien le chauffeur qui m'observe, les yeux arrondis, et le chef qui me jette un regard incrédule et méprisant à la fois. Je vois la femme qui me paraît vraiment la plus méchante du lot avec son expression remplie de haine, et le dernier passeur, l'air trop imbécile pour exprimer quoi que ce soit. Derrière eux, je perçois, mais sans y prêter attention, les mines catastrophées des enfants enlevés, dont celles de Bagnomo et Mamounata.

L'autobus prend de la vitesse à chaque seconde, fonce sur moi dans son nuage de fumée, et je n'ai, pour l'arrêter, que mes deux bras ouverts et ma musculature de garçon de dix ans. »


mercredi 6 août 2008

Ainsi faon, faon, faon...

Je lisais dans la cuisine d'été (convertie en salle de lecture), je me lève pour m'assurer que mon souper n'est pas en train de brûler, qu'aperçois-je par la fenêtre du salon ? Une maman cerf et son faon. (La maman n'est pas ma jolie voisine de l'autre jour, car celle d'aujourd'hui était plus petite.)

Je sentais les deux bestioles nerveuses, aussi me suis-je empressé de sauter sur mon Kodak pour les mitrailler. Voici mes meilleures prises :

La maman :




Le petit (ou la petite, je ne sais pas, je ne suis pas allé voir dessous):


Ici, ils traversent l'entrée :


Hop! L'herbe commence à être haute :


Ils sont restés un bon moment au bout de ce champ :


L'herbe est trop haute et, à cette distance, on n'aperçoit plus le faon :




Dire que Nancy se plaint de ne pas avoir vu un seul chevreuil, cette année ; elle va être drôlement frue quand je vais lui raconter ça au téléphone.


Des perles sur mon perron

Un collier de perles éphémère qui s'évanouit dès que paraît le soleil.



Brumasse

Un matin brumassant, c'est de la lumière et des couleurs introuvables en d'autres moments.









dimanche 3 août 2008

Tu bloques mon soleil

Ceci n'est pas une tache solaire. Regardez attentivement...



Bravo, les futés! C'est bien la station spatiale internationale, ISS, pour les intimes. C'est un astronome amateur d'Allemagne, un certain Martin Wagner qui a pris la photo au télescope, il y a un peu plus d'un mois.

Original, comme éclipse.


samedi 2 août 2008

Çéti clère ?



J'ai croisé cette affichette en faisant du vélo. Quand je suis passé devant, je n'ai pas compris ce qui était écrit. J'ai dû faire demi-tour pour relire.

Dans une entrée précédente, je vous parlais de la beauté de la langue française. J'ai oublié de préciser quelque chose à propos de l'orthographe.

vendredi 1 août 2008

La beauté de la marine

Je suis aquaphobe. Pas dans le sens de « J'aime pas prendre ma douche » ou « J'aime mieux boire de la bière », mais dans le sens de « J'ai peur de l'eau ». Eh oui, je fais un petit coming-out, ici, ou plutôt, je devrais dire en français, une « sortie de placard ».

Ben quoi? Pas pire que d'avoir peur des araignées ou des bibittes à patates! Mais bon, ça ne cause pas problème tant que je n'ai pas à naviguer, et encore là, je me fais violence et je passe par-dessus mes peurs ; par exemple, parlez à Nancy de notre traversée du Lac Titicaca, lors de notre voyage en Bolivie. J'ai fait montre d'un courage exemplaire, mais je ne suis pas ici pour me vanter et faites taire celui qui prétend le contraire, là, au fond.

Avec cette longue entrée en matière, je voulais simplement vous dire que, en dépit de ma phobie de l'eau, du fait que je ne navigue pas et ne le ferai jamais, j'adore les navires. Si, si. Notamment, les grands voiliers de l'époque des grandes explorations. Pourquoi? Question fort pertinente. Et j'ai la réponse. C'est à cause du français. Vvouououiiii ! Le français!

Avez-vous déjà eu l'occasion d'entendre les termes relatifs à la marine? En français, ça sonne comme une musique : Hunier, misaine, vaigre, artimon, cargue-point, drisse, tournevire, bossoir, capon, hauban, enfléchure, safran, balancine, vergue, pantoire, suspente, chouquet, cartahu, bredindin, boute-hors, racage, organeau, pavois, aussière, brague, poulaine, herpe, guibre, écubier, jambette, minot, lisse, gorgère, capucine, poupe, rousture, quenouillette, cadène, écouvillon, hiloire, ralingue, bouline, virure...

Et j'en passe, et passe, et passe... C'est pas chantant, tout ça? Moi, ça me donne des frissons.

Maudit qu'on a une belle langue !

C'est la fête à Martine !

Je sais, je ne devrais pas le crier publiquement, ça ne se fait pas, mais que voulez-vous, je n'ai aucune classe. C'est la fête à mon amie Martine Latulippe et je le clame à la planète :

Bonne fête, Martiiiiine !

En ce trentième anniversaire de ta naissance (meuh si, meuh si), que peux-je te souhaiter sinon que se poursuive ton excellent cheminement littéraire. Continue sur cette lancée, longtemps souhaitée, privilégiée, par beaucoup enviée : vivre de ta plume !

Bises XX



jeudi 31 juillet 2008

Ainsi en est-il

Je passe devant la fenêtre et qu'aperçois-je? Un faucon en train de bouffer un oiseau qu'il vient d'attraper. Il y avait un moment que j'entendais des pépiements d'alarme chez les bruants, mais ça leur arrive tellement souvent que je n'y prêtais pas attention. Je m'empresse donc de récupérer mon appareil-photo (qui n'est jamais loin) et clic, clic, clic !






Il me vient alors à l'esprit les remarques reçues ces jours-ci par mes fidèles, adorables et merveilleuses lectrices de ce blogue : à leurs yeux, les extraits de roman que je publie sur cette page semblent très violents. Le faucon m'apporte une étrange réponse et me fait improviser, pour lesdites fidèles, adorables et merveilleuses lectrices, le poème suivant :

Ainsi en est-il de la nature
Comme de la littérature :
Un peu de poésie,
De la violence aussi.

La vidéo qui suit est un peu dégoûtante pour les végétariens ; ces derniers, vous abstenir :

mercredi 30 juillet 2008

Extraits légers

Pour faire plaisir à Claudette et à Sylvie qui trouvent que les extraits placés dans mon blogue sont trop souvent choisis en fonction de leur violence, voici 2 passages plus légers de Pirates III - L'Emprise des cannibales.

Contexte : La jeune et jolie Indienne du nom d'Anahi vient de cracher dans les oreilles et dans la bouche de Lionel, un mousse de 15 ans.

« — Mais qu'est-ce que tout ça signifie? m'informai-je à Urbain, mi-intrigué mi-irrité.

— C'est une croyance de ces Naturels, répliqua mon compagnon. Ils se figurent qu'en crachant dans nos oreilles, nous entendrons mieux leur langue et en crachant dans nos bouches, nous apprendrons plus rapidement à la parler. Tu as l'heur d'avoir subi l'expérimentation de cette jolie garce, et moi, de mon côté, c'est mon hôte qui m'a demandé de cracher dans sa bouche afin qu'il apprenne à parler français. Je présume que Baccámon voudra enseigner la même chose à Santiago.

— ¡No quiero! Hé, hé! s'exclama notre brave strabique dont les ricanements nerveux juraient souvent avec son expression. Je ne veux pas. Hé, hé! ¡No quiero!

— Mordiable! s'écria Grenouille en désignant Anahi de l'embout du pipeau qu'il venait de recevoir des mains de son hôte. Qu'un minois plaisant comme celui-là me propose épreuve de la sorte et j'apprendrai jusqu'au grec et au latin. »

Et un deuxième :

Le taille-mer de l'Ouragan soulevait une lame de proue coiffée de belle crème, tranchant l'eau ainsi qu'une fine rapière découperait la soie. Les vagues s'ouvraient avec douceur et, bien qu'une allure largue les poussât en partie contre la coque, le galion les absorbait avec souplesse, renvoyant les pans liquides glisser le long de ses flancs pareil à une caresse. Le roulis se voulait à peine perceptible, noyé dans le tangage de la marche. Les embruns se jetaient sur l'étrave non pas avec agressivité, mais comme la chevelure d'une femme nous viendrait frôler les joues par les caprices d'une brise.

Au château de poupe, mains sur la lisse du garde-corps jouxtant l'échelle, Cape-Rouge et le cacique, côte à côte, échangeaient des souvenirs, des impressions, riaient, se racontant mille choses que les ans avaient accumulées. Le pirate était vêtu de son inséparable mante écarlate qui, par moments, claquait au vent ou, en d'autres instants, se gonflait telle la corolle géante d'un coquelicot ; son chapeau de feutre au large bord, comme une fantaisie des deux mondes qu'il fréquentait, arborait ruban de sergette et plumes de perroquet. À son ceinturon pendait un fer de Tolède, une lame moins lourde à abattre qu'un sabre, mais plus facile à manier et plus dévastatrice quand on savait user de certaines bottes. Un pétrinal un peu lourd arquait le rebord de ses chausses.

Le cacique, quant à lui, nu hormis un pagne de gossapin à la hauteur du sexe, la peau peinturluré de rocou, ses longs cheveux noués sur les reins et ornés de plumes et d'or, des bracelets tintinnabulant aux poignets et aux chevilles, n'affichait pour toute arme qu'un poignard à la taille. Visage vers le ciel, narine dilatées, yeux mi-clos, il confia:

— Il y a longtemps que je n'ai goûté le plaisir de voguer sur un vrai navire. Pagayer dans une piragua ou, même dans plus grand, un canobe, ne procure l'ivresse de sentir ainsi la mer sous ses pieds, de danser sur ses vagues, de respirer son vent, son poudrin. Je dirais presque que la navigation me manque.

— On ne peut pas en dire autant de tous tes lascars, ricassa Cape-Rouge en désignant du menton les sept ou huit puissants guerriers kalinagos qui, penchés au bastingage, vomissaient à tire-larigot. Qu'est-ce que ce sera si on a à cingler par un vrai vent de travers !


mardi 29 juillet 2008

L'avantage

L'avantage d'un été pluvieux est qu'on a souvent droit à des arcs-en-ciel. Encore ce soir :