On a une escale à Gaspé. Du haut des airs, on peut voir au loin, l'île Bonaventure et le Rocher Percé. Pas assez prêt, toutefois, pour prendre une photo digne de ce nom. On reprend les airs après 20 minutes. Direction : la grande mer.
dimanche 13 janvier 2008
Sûrement pas, monsieur
Ce matin, départ de l'aéroport de Québec pour Cap-aux-Meules, Îles-de-la-Madeleine. J'ai bien dormi, mais Nancy et moi avons fêté le début de ses vacances, hier, avec un peu trop de vin. D'ailleurs, j'ai un oeil tout rouge, ce matin. On dirait que j'ai boxé une partie de la nuit.
Au comptoir d'enregistrement d'Air Canada Jazz, l'employée me demande :
— Vous allez où, monsieur?
Je veux répondre Cap-aux-Meules et Îles de la Madeleine en même temps, alors je réponds, sans même m'en rendre compte :
— Cap-de-la-Madeleine.
Elle me regarde. Je reste stoïque. Elle finit par rétorquer :
— Sûrement pas, monsieur.
Quand Nancy éclate de rire, je comprends ma bévue.
Au comptoir d'enregistrement d'Air Canada Jazz, l'employée me demande :
— Vous allez où, monsieur?
Je veux répondre Cap-aux-Meules et Îles de la Madeleine en même temps, alors je réponds, sans même m'en rendre compte :
— Cap-de-la-Madeleine.
Elle me regarde. Je reste stoïque. Elle finit par rétorquer :
— Sûrement pas, monsieur.
Quand Nancy éclate de rire, je comprends ma bévue.
vendredi 11 janvier 2008
La Fureur de Juracán
Extrait de Pirates II - La Fureur de Juracán :
Et, plus loin :
— Défiez-vous!
Le cri est venu de l’autre extrémité du tillac : un matelot pointe son indice tremblant en direction de la poupe. Feulion et son second lèvent la tête pour apercevoir, presque à la hauteur des hunes, arrivant avec un beuglement assourdissant, une lame furieuse, démesurée, dont les griffes d’écume, agrippées à la base des nuages, s’apprêtent à s’abattre sur les navires. La cime se déroule en un mouvement lent, presque pervers, avant de se jeter avec fracas sur le château de poupe. Elle balaie le pont de débris arrachés aux manœuvres et à la charpente, étouffe les canons au passage, et déverse sa violence jusqu’à la proue où elle se fond dans la mer en emportant deux hommes.
Le safran, heurté par le travers, secoue si fort la mèche du gouvernail, que les trois marins à la barre sont projetés à terre. Ils se relèvent incontinent pour tenter de redresser l’orientation du Géhennes qui, un câble rompu net sous le bossoir de capon, vient maintenant à l’appel de la seule ancre qui lui reste, tournoyant si fort qu’il embarque à tire-larigot.
Et, plus loin :
— Voiles à bâbord!
Le cri est venu de Lionel, sur les enfléchures, à mi-chemin entre le pont et la hune de misaine. Tous les pirates se précipitent au bastingage. Une silhouette minuscule apparaît et disparaît au gré du mouvement des flots, voile, hunier et perroquet du grand-mât déployés.
— Espagnol? demande Cape-Rouge qui, décidément, possède la plus mauvaise vue de tous. Vous voyez un pavillon?
— Difficile à dire, concède N'A-Qu'Un-Œil.
— Tu vois un pavillon? répète Urbain en hurlant à Lionel toujours dans les haubans.
— Aucun, répond le mousse. Mais je crois bien le reconnaître, malgré tout. C’est un brigantin.
— Corboeuf! jure Urbain. Le Géhennes.
— Le Géhennes, ricane N'A-Qu'Un-Œil, sa pupille unique fixée sur l’horizon. Ce serait trop beau.
— On s’ le fait, cap’taine? demande Grenouille qui n’a pas encore décoléré de n’avoir pas fondu sur les envahisseurs de Lilith.
— On va sus au brigantin? renchérit Main-de-Graisse qui n’est pourtant pas le premier, de coutume, à vouloir plonger dans la bataille.
Cape-Rouge, ses lèvres réduites à une mince ligne au milieu d’une barbe de deux jours, prend le temps de jauger le ratio de fatigue envers la soif de revanche qui anime le regard de ses hommes. Lui-même, en sa poitrine, sent son cœur reprendre un rythme puissant qui souffle épuisement et lassitude, et engendre un regain d’énergie qui gonfle les bras, redevenus impatients de manier le sabre. Il pointe l’indice vers les jumeaux et ordonne :
— Barre à bâbord, grand largue! Approchez-vous de ce cocher de fiacre!
mardi 8 janvier 2008
Brumes
Il pleut.
La neige fond.
Mes raquettes flottent dans l'entrée.
Les champs se tachent d'herbes.
La pelouse sourd autour du mélèze.
Une chance, la brume masque tout.
C'est comme un cocon.
Mais sans papillon dedans.
Je passe mes journées à écrire.
Heureusement.
La neige fond.
Mes raquettes flottent dans l'entrée.
Les champs se tachent d'herbes.
La pelouse sourd autour du mélèze.
Une chance, la brume masque tout.
C'est comme un cocon.
Mais sans papillon dedans.
Je passe mes journées à écrire.
Heureusement.
samedi 5 janvier 2008
Les nouveautés
Pour cette première entrée de carnet de 2008, il me fallait quelque chose d'un peu particulier. Alors, pourquoi ne pas vous offrir les détails des textes avec lesquels je vous casse les oreilles (les yeux? les moniteurs? les photons?) depuis des mois.
Voici mes nouveautés à venir pour les prochains mois (et même, bande de petits gâtés, jusqu'au printemps 2009). En cliquant sur une illustration, vous allez à la page du titre en question.
(Notez qu'il est également possible de retrouver tous ces liens rassemblés sur la page Nouveautés du site en cliquant ici.)
UNE MAIN SUR SON SEIN GAUCHE
Nouvelle policière
Alibis Spécial 400e anniversaire de la Ville de Québec
Aaaah! Je vois s'allumer la pupille malicieuse des plus futés d'entre vous qui auront déjà constaté que les titres prévus pour les 3 tomes de la série Pirates ont changé. Bravo ! En récompense, je vous confirme que ça peut changer encore (rien n'est fini avant que ce ne soit terminé, disent les grands hockeyeurs philosophes).
Voici mes nouveautés à venir pour les prochains mois (et même, bande de petits gâtés, jusqu'au printemps 2009). En cliquant sur une illustration, vous allez à la page du titre en question.
(Notez qu'il est également possible de retrouver tous ces liens rassemblés sur la page Nouveautés du site en cliquant ici.)
Dans la série
LES VOYAGES DE NICOLAS
COMPLOT EN ESPAGNE
© Éditions Dominique & Compagnie
(Automne 2008)
Le Soleil frileux
Éditions Dominique & Compagnie
Coll.: Roman rouge ; 2008
Au temps des démons
Éditions de l'Isatis
(printemps 2008)
Trente-Neuf
Éditions du Boréal
(printemps 2008)
P I R A T E S - I
L'ÎLE DE LA LICORNE
Éditions Hurtubise-HMH
(printemps 2008)
P I R A T E S - II
LA FUREUR DE JURACÁN
Éditions Hurtubise-HMH
(automne 2008)
P I R A T E S - III
L'EMPRISE DES CANNIBALES
Éditions Hurtubise-HMH
(printemps 2009)
dimanche 30 décembre 2007
Bonne année !
En cette année 2008, nous serons enfin débarrassés de Georges W. Bush et, qui sait, si le petit Jésus nous aime vraiment, du Parti Républicain aux États-Unis.
Fier de son travail à la Maison-Blanche au cours des 8 dernières années, le sympathique W nous résume en une seule photo, les grands soucis qu'il a entretenus envers les populations du globe.

Bonne année 2008 à tous ! Oui! Elle sera meilleure que les 8 dernières, la Constitution américaine nous le promet : un Président ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs.
Fier de son travail à la Maison-Blanche au cours des 8 dernières années, le sympathique W nous résume en une seule photo, les grands soucis qu'il a entretenus envers les populations du globe.
Bonne année 2008 à tous ! Oui! Elle sera meilleure que les 8 dernières, la Constitution américaine nous le promet : un Président ne peut faire plus de 2 mandats consécutifs.
samedi 29 décembre 2007
Quels titres ?
Nathalie (mon éditrice chez Hurtubise-HMH) et moi sommes à étudier actuellement les titres des 3 premiers tomes de la série Pirates. Il n'y a encore rien de coulé dans le béton, mais je vous donne ici en exclusivité, ma gang de petits privilégiés, ceux que j'envisage :
Ce sera intéressant pour vous de vérifier lesquels on aura conservés et lesquels on aura modifiés.
Je ne sais pas s'il y aura plus de 3 tomes, car j'avais fait une demande de bourses qui m'a été refusée. Ce sont de gros romans qui prennent beaucoup de temps à écrire, alors ce sera peut-être difficile de poursuivre. Enfin, on verra. Je vous promets de vous tenir au courant et vous serez les premiers à savoir s'il y aura plus de trois tomes à la série.
Le premier tome paraît dans trois mois environ.
PIRATES - I
L'Île de la Licorne
PIRATES - II
Le Souffle de Juracán
PIRATES - III
Les Crocs des cannibales
Ce sera intéressant pour vous de vérifier lesquels on aura conservés et lesquels on aura modifiés.
Je ne sais pas s'il y aura plus de 3 tomes, car j'avais fait une demande de bourses qui m'a été refusée. Ce sont de gros romans qui prennent beaucoup de temps à écrire, alors ce sera peut-être difficile de poursuivre. Enfin, on verra. Je vous promets de vous tenir au courant et vous serez les premiers à savoir s'il y aura plus de trois tomes à la série.
Le premier tome paraît dans trois mois environ.
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Pirates, tome 2
Extrait du deuxième tome de la série Pirates que je suis en train d'écrire :
Le point noir au centre de l'oeil est si minuscule qu'on dirait seulement un trou d'aiguille au milieu d'un bouton d'argent. Les paupières sont grandes ouvertes, bien rondes, redessinant les contours de la pupille grise et froide fixée sur Feulion. Le pirate n'en mène pas large, recouvert seulement de son caleçon, muscles maigres et cicatrices exposés aux officiers espagnols. Il est suspendu à une poutre du plafond par ses poignets rattachés dans le dos. Si, bientôt, on ne le délie pas, ses épaules vont se disloquer.
— On dirait que le forban a dernièrement goûté du fouet, ironise un officier devant les marques de lacérations qui strient les omoplates du prisonnier. Un petit malentendu entre maroufles, sans doute.
Tous les Espagnols éclatent de rire sauf le capitán Luis de Melitón de Navascués qui garde son regard polaire sur Feulion. Après de longues secondes menaçantes, il l'abandonne enfin pour parcourir la feuille de parchemin qu'il tient entre trois doigts de sa main gauche. Sa dextre bat l'air au rythme de ses paroles, et il serait difficile de dire si cette gestuelle théâtrale s'adresse plus à son prisonnier qu'à ses soldats.
— Pillage du San-Bernardino, déclame-t-il de sa voix de corbeau. Pillage du Valiante, du Isadora et du Galante. Arraisonnement de baleiniers espagnols à quatorze reprises. Massacre des équipages. Attaques des ports de Puerto Cadix et du comptoir de Barbaresco.
Il se place face à Feulion, leurs deux nez se touchant presque. Il demande:
— Tu entends l'espagnol, drôle? Pour bien saisir la mort atroce que je vais t'annoncer et sur laquelle tu méditeras avant de monter au gibet.
— Un poco, Excelencia. Solamente, un poco. Seulement un peu.
— Ça suffira. Écoute ce que...
— Mais, Excellence, si je me suis présenté à vous ainsi, de plein gré, c'était par repentances. Je n'en puis plus de la vie de pirates, de sillonner les mers en compagnie de ces hérétique calvinistes, moi qui ne vis que par l'indulgence de notre bonne Marie, la Sainte-Mère de Notre Seigneur Jésus-Christ. Je me repens, Excellence. Je suis un bon catholique, un fervent de l'autorité de Rome, un fidèle pratiquant de notre foi, si bien défendue par le bon roi d'Espagne, empereur du Saint-Empire germanique, héritier de...
— Mais boucle-la! ¡Madre de Dios! A-t-on déjà entendu plus de jactance?
Les officiers ne peuvent s'empêcher de glousser, un regard méprisant en direction de Feulion.
— Crois-tu donc, reprend de Navascués, que je pourrais épargner ta misérable vie à la prétention seule que tu te repentirais, et quand je sais ton âme si noire qu'un charbonnier même n'en voudrait pas de peur de salir ses sabots? Nous briserons tes os à coups de massue puis te laisserons agoniser pendu à l'entrée du fort, becqueté par les corbeaux, tes pieds à portée des crocs de nos mâtins.
— Excellence! Je vous sais versé de bonté et d'indulgence. Et plus encore quand vous connaîtrez le troc admirable que je vous propose.
— Un troc? répète de Navascués que le mot seul semble enflammer de courroux. Tu me prends donc pour un vulgaire marchand mauresque, pirate?
— Que nenni, Excellence! J'ai trop de respect pour votre grandeur. J'ai seulement une information qui saurait vous réjouir et j'aimerais vous la transmettre en échange, à la fois, de ma liberté et d'une amnistie.
Il hésite avant de poursuivre:
— Et d'une part aussi de ce trésor que vous tirez de la forêt et qui...
— Par exemple! s'exclame un officier. Le coquin ne manque pas d'audace.
— Qu'on occise ce drôle avant qu'il colporte plus avant ces idées de notre découverte.
— ¡Señores! Nobles d'Espagne, je vous en conjure, écoutez-moi. Je peux vous indiquer où trouver le pirate le plus honni des mers du Pérou.
Les rires s'évanouissent. Il y a un moment de flottement, de silence étrange, marqué seulement par les bruits étouffés venus de l'extérieur, par la respiration saccadée de deux ou trois hommes. Les pupilles de de Navascués s'illuminent d'une lumière qui ne paraît pas venir de la pièce quand il vient river son regard dans celui de Feulion.
— Cape-Rouge? demande-t-il. Tu parles de Cape-Rouge?
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mercredi 26 décembre 2007
Dernières lueurs de Noël
Voici, sur le village, en fin d'après-midi le 25 décembre, les dernières lueurs de Noël.



Si l'humanité ressemblait à cette fin de journée paisible, il n'y aurait plus besoin d'écrivains pour en décrire les travers.
Si l'humanité ressemblait à cette fin de journée paisible, il n'y aurait plus besoin d'écrivains pour en décrire les travers.
dimanche 23 décembre 2007
Moins de succès
Nancy a eu moins de succès aujourd'hui pour faire manger les oiseaux dans sa main. Il n'y a vraiment qu'avec moi qu'elle réussit tout le temps.





vendredi 21 décembre 2007
Voilier rouge
Depuis que la neige tombe (5 semaines, ici), de nombreux oiseaux ont pris l'habitude de fréquenter les mangeoires : geais bleus, mésanges, bruants des neiges, pics maculés et, ce matin, un voilier de durbecs des sapins. Ils sont jolis, non?






Sur celle-ci, on reconnaît discrètement retranchée derrière le mâle coloré, une femelle au plumage moins éclatant.

Femelle:

Cette semaine, il est aussi passé un voilier d'une autre espèce que je n'ai pas eu le temps d'identifier. Ils sont arrivés en gang de 30 ou 40, ils ont attaqué les cloches de graines et, dès qu'un tracteur qui passait par là a fait du bruit, ils ont disparu aussi vite. Je ne les ai pas revus. Ça m'a fait l'impression d'un autobus de touristes japonais qui arrêtent dans un musée, s'empressent de prende plein de photos et disparaissent aussi sec sans avoir pris le temps de réellement observer. Ça déçoit tout le monde.
Sur celle-ci, on reconnaît discrètement retranchée derrière le mâle coloré, une femelle au plumage moins éclatant.
Femelle:
Cette semaine, il est aussi passé un voilier d'une autre espèce que je n'ai pas eu le temps d'identifier. Ils sont arrivés en gang de 30 ou 40, ils ont attaqué les cloches de graines et, dès qu'un tracteur qui passait par là a fait du bruit, ils ont disparu aussi vite. Je ne les ai pas revus. Ça m'a fait l'impression d'un autobus de touristes japonais qui arrêtent dans un musée, s'empressent de prende plein de photos et disparaissent aussi sec sans avoir pris le temps de réellement observer. Ça déçoit tout le monde.
Joie Yeux Noix Ailes
On retrouve tout cela sur cette photo (prise ce matin) autour de la mangeoire qui pend dans le mélèze derrière chez nous.

Des souhaits présentés en rébus, c'est pas original, ça, hein, dites? Il n'y a que sur ce magnifique blogue qu'on peut obtenir autant au même prix. Merci, merci, Camille. Que serait l'univers sans toi?
Des souhaits présentés en rébus, c'est pas original, ça, hein, dites? Il n'y a que sur ce magnifique blogue qu'on peut obtenir autant au même prix. Merci, merci, Camille. Que serait l'univers sans toi?
jeudi 20 décembre 2007
Ooooo !
Si, en mangeant vos Alphabits, vous trouvez un message mystérieux dans votre plat qui dit : Ooooo ! C'est que vous êtes en train de manger des Cheerios.
mardi 18 décembre 2007
Père Noël ?!?
Il paraît que pour la charmante fête de Noël, Georges Bush s'est fait pousser la barbe, histoire de ressembler au gentil Père Noël. Moi, je trouve que ça ne lui va pas très bien.
Toutefois, paraît que Ben Laden apprécie.

JOYEUX NOËL À TOUS !
Toutefois, paraît que Ben Laden apprécie.
JOYEUX NOËL À TOUS !
Aujourd'hui, un pic
Aujourd'hui, un pic, sans doute tanné de s'abîmer le bec à piquer l'écorce glacée du mélèze, s'est attaqué à la cloche de graines. Il était rigolo.
Comme vous pouvez le constater, il tolérait le petit mésange près de lui, contrairement aux geais bleus qui sont très égoïstes (les vilains).


Et le voici en pleine action.
Comme vous pouvez le constater, il tolérait le petit mésange près de lui, contrairement aux geais bleus qui sont très égoïstes (les vilains).
Et le voici en pleine action.
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